Uhuru Peak ou la maison des dieux...
Il y a de ça quelques temps j’ai pu me rendre compte du formidable potentiel que représente l’hypnose et ce à l’occasion d’un défi sportif qui n’était autre que l’ascension du Kilimandjaro.
Mais en quoi l’hypnose pouvait-elle me servir dans ce genre de
« confrontation » ?
Comme tout engagement de cette dimension, de nombreux paramètres sont à prendre en compte pour se donner le maximum de chance d’aboutir. Certains se préparent minutieusement, comme la condition physique bien sûr, mais d’autres relèvent de l’inconnu et apparaissent subitement à vous, et tout particulièrement lors de la première fois. Cela représente une certaine appréhension naturelle mais en même temps très excitante en procurant pourtant quelques inquiétudes ou angoisses. Cette « étreinte », si l’on ne parvient pas à la canaliser, dominer ou surpasser, peut fort logiquement se révéler préjudiciable par la suite, hypothéquant grandement les chances de réussite.
Et c’est là que le protocole de coaching, que Nathalie Roudil m’a personnellement établi, a fait merveille…
J’ai écouté cet enregistrement simplement et régulièrement, le plus souvent le soir avant de m’endormir et mon inconscient a fait le reste.
Sur le terrain, l’ascension, qui dura trois jours et demi, ne fut que joie, bonheur et légèreté.
Pour ce genre de course, les deux principales difficultés sont l’altitude et l’engagement physique. A aucun moment je ne subis ces désagréments. Là où la tension aurait dû monter, je me trouvais dans un état de sérénité totale. Les symptômes du mal aigu des montagnes, dus à l’altitude, ne sont jamais apparus, pas plus que le manque de souffle suite à la raréfaction de l’oxygène. Une tempête nous accompagna jusqu’au sommet et ni la neige ni le froid pas plus que le vent n’entamèrent ma détermination et mon désir de vaincre.
Rien absolument rien ne me « pesait » ni n’avait prise sur moi. J’ALLAIS ! tout simplement…
J’aurai pour longtemps encore en mémoire les images de mes compagnons de cordée lors de cette montée. Beaucoup étaient à la peine et subissaient, à des degrés divers, les vicissitudes du moment.

Je crois avoir éprouvé, ces jours-là, comme un état de grâce. Quelque chose comme seuls peuvent le vivre les héros ou dieux que l’on s’imagine dans les grandes épopées mythiques…
Un merveilleux souvenir !
Bernard.
Coaching à Marseille