HYPNOCHANGEMENT

LE TEMPS DU CHANGEMENT

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Lieu de fête au lieu de la boulimie

Ils, elles sont brillants, dé-ordinairement, prodigieusement créatifs, intelligents à la recherche frénétique d'un autre espace parce que ici et maintenant, un sentiment d'incomplétude, de vide existentiel, une volonté de sortir des-normes, surgit, éclate comme un feu d'artifice, emporte le corps et l'esprit vers un autre espace où symboliquement de la PLENITUDE advient.
Manger pour combler le vide. Ce vide crée par sa différence, celle qui l'expatrie en dehors des lieux communs de la communauté.
Mais ils, elles savent que ce mouvement est l'allégorie du refus de combler cette inanité par ce qui n'est pas de soi.


"Faire une différence entre ce m'appartient et ce qui ne m'appartient pas"

Mais les directions de la conscience se limitent quelques fois à écouter et lire les grandes théories d'éminents spécialistes en la matière et rien, aucun écrit, jusqu'à maintenant, n'encense cet acte, ce geste comme une allégorie  de la liberté de penser, une volonté violente et dans la violence de trouver un lieu d'altérité.

On se rendra compte aussi que pour lui, pour elle, seules sont réellement efficaces les thérapies qui ne laissent pas trop fuir dans l'intellect ni dans le passé. La thérapie par l'hypnose fait partie des thérapies idéales...
Bien plus efficace sera, donc, ce lâcher prise de la conscience pour une excursion dans la dimension non-consciente révélée  par l'état hypnotique et ou pourquoi pas engendrer une autre série pulsionnelle mais plus créative, cette fois, une autre façon de créer pour soi, en soi ; et qui jusqu'à là, était clandestine, travestie, masquée...


La boulimie : cette faim insupportable, "pulsionnelle", que les grecs appellent "boulimia", une faim pressante et insatiable dont l'étymologie vient de faim et boeuf. C'est la faim du boeuf, la faim animale, avide, sauvage, grossière, non humaine...

"Sortir pour un instant du système social incomplet pour soi !"

Et si une autre allégorie venait occuper l'espace de la boulimie, si elle chassait un pis-aller par un fête-aller?

Plutarque raconte, que lors de certaines fêtes on faisait manger un esclave "comme un boeuf" puis on le chassait de la maison car ce jour là n'était pas un jour comme les autres. En le faisant manger ainsi, on le faisait se goinfrer, se nourrir grassement, grossièrement, à l'image du comment on vit tous les jours : "comme un boeuf" !
Cette manifestation de jeter dehors l'homme-boeuf , signifiait qu'il fallait expulser les erreurs, les aliénations du banal quotidien, changer aujourd'hui...
Se rappeler que vivre n'est pas saturer, se "farcir", se "gaver", se méprendre MAIS faire une autre oeuvre ! Créer autre chose, faire advenir une autre façon de manger, faire advenir une autre façon d'être homme, femme, faire advenir la fête...

Et si une autre allégorie venait occuper l'espace de la boulimie, si elle chassait un pis-aller par un fête-aller !

La fête ou plus précisément la créativité, l'inventivité, l'imagination, l'originalité, le changement, le retournement des habitudes, expulse la façon non humaine de manger. Le boulimique devient le symbole de cette confusion entre sa divergence individuelle et un quotidien qu'il lui imposé. Mais ici, voila le paradoxe, les tenants et aboutissants de son geste sont effectivement de la confusion ; le boulimique a irrémédiablement besoin de sortir de l'espace trop étroit qui lui a été sommé de prendre !

Qu'est-ce une vraie fête ?

Attendue avec impatience, frénésie, préparation, rituels, joyeuse, hors normes...elle sort du contexte du quotidien. Elle ne sépare plus les indigents des riches, les sexes, les âges, les morts des vivants, l'humain du divin, le social de la nature, l'homme de l'animal...
les hommes et les femmes sont enfin libérés d'un rôle social, enfin exhortés à s'étourdir, à fouler la vacuité, à créer, à faire oeuvre...S'entretenir avec le verbe défait, le refaire à l'épreuve de la déraison. Et la raison "raisonnante" désormais surannée est narguée, raillée, parodiée, regardée de loin, suspendue...Aux verbes d'étiquettes, aux formes vulgaires, médiocres, moyennes, se sont substitués l'OEUVRE, l'écriture, le théâtre, la peinture, la poésie, la sculpture, l'aventure, la danse...la frénésie, la jouissance, le vertige. Oscillant entre les rituels et le chaos, la fête n'annonce pas un nouvel ordre social, elle n'est pas une révolution MAIS plutôt une parenthèse au sein du politique.
Elle est salutaire, dans le sens où elle confère une raison d'être à la quotidienneté, c'est un espace de respiration nécessaire afin de ne pas sombrer dans l'infortune du quotidien. Elle permet de prendre du recul et de démystifier la raison morale. Soyez toujours en fête, multipliez les occasions d'inventivité, de créativité, d'imagination, d'originalité, de changement, de retournement des habitudes...paradoxe...génial...

La fête, dérision, déraison, garde-fou des pulsions

Temps, espaces libérés des conventions, de la "moraline" morale à la floraline, des nécessité de la production et du travail, déshabillage et rhabillage si proche de soi, enfin !
Mon tout est possible, mon tout est aujourd'hui libéré, à l'air libre, mon tout fait la fête, foisonnant de créativité, d'explorations illimitées...Mon tout fait oeuvre de moi, ouvre ma nature et s'accorde si bien avec l'art, la danse, le jeu, l'aventure, la sensualité, l'humour, la contingence...la spontanéité est souveraine !! Rires légers, légers maintenant...
La fête, dérision, déraison de l'esprit conditionné et garde-fou des pulsions. Insufflée dans l'ordre social, son oeuvre personnelle, désennuie,
aboli les rôles sociaux et exprime les désirs habituellement réprimés par la culture dogmatique. Jeter dehors "boulimios", ce pis-aller par un fête-aller, faire aller maintenant les désirs jugulés et ne serait-ce que sur le mode de la"farce" ! Se défaire des addictions, des paradis artificiels, retourner le monde, le regarder de l'autre côté, retrouver sa nature, l'espace d'un moment, maintenant.

Ce paradoxe, on peut le comprendre si on on étudie cet état de créativité festive à l'aune de la psychanalyse et il est évident de constater que la fête n'est pas sous le signe du "surmoi" ou du "moi" mais du "ça". Exposition du ça !

Et pour aller plus loin, considérons, maintenant, que cet état de liberté, d'intuition, de spontanéité est l'état de non-conscience, c'est-à-dire l'état privilégié de l'homme en devenir défait du carcan de la conscience restreinte et plaquée au "surmoi" enfin
dégagée de l'indivis social.   

   
           



Dimension privilégiée des états hypnotiques qui permettent de se retrouver à l'état "pur". L'hypnose et l'auto-hypnose, tout comme le rêve et l'imagination, sont les voies royales de la découverte de soi, développement personnel, dépassement de soi, évolution et changement, transformation, nouvelle oeuvre de soi !

L'hypnose, pur présent, frénésie, hâte de l'évènement, hapax existentiel

Le fait de l'hypnose s'inscrit dans un temps limité, présent à l'état "pur", il hâte l'évènement, crée l'avènement et happe en un bref instant l'homme, la femme de son quotidien à la découverte de son "inconscient".  
La fête, le geste créateur, c'est nous-mêmes en acte ! Le temps n'existe plus, il reste l'espace de la création !

Ce présent à l'état nu, caractéristique de l'état hypnotique permet de créer une intense exploration d'autres possibles ou impossibles que la réalité quotidienne, la névrose, la dépression, les addictions, le tabagisme,la boulimie...avaient trompé, leurré,berné, dissimulé......

Au lieu d'engloutir le manque de la différence, tonneau troué qui se vide au fur et à mesure et insatiablement se goinfrer, manger comme un boeuf, faufilez-vous joyeusement et légèrement dans le présent festif de la  créativité !
Et découvrez depuis cette dimension : transformations inédites, innovations, évolutions, épanouissement  personnel, dépassement, métamorphose, sculpture de soi, liberté, libre arbitre.
Non plus le multiple de la communauté au carbone, indivis masqués...

MAIS QUAND UN, VOUS MEME, ETES MULTIPLE DE VOTRE DESIR !