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Agenda 2009/2010


Cabinet public de Kévin FINEL

5 mai 2010

 

Sous sa forme habituelle, le cabinet public  qui se déroule avec brio, depuis plusieurs années à Paris, se déplace en Avignon !

Kévin FINEL y proposera son habituelle improvisation hypnotique, dont le but est de faire vivre aux volontaires des états hypnotiques tout en expliquant au public les principes et possibilités de l'hypnose. Un peu de théorie, beaucoup de pratique, le tout dans une ambiance décontractée et riche en émotion.

 

        

Informations pratiques : le 5 Mai 2010 à Avignon à 20 h au théâtre de Célimène, 25 bis rue des Remparts de l'Oulle
84000 AVIGNON
Pour toutes informations supplémentaires, téléphoner à l'association psyché d'Avignon 06 23 61 57 69 ou consulter le site de l’Académie de Recherche et de Connaissance en Hypnose Ericksonienne (Arche-hypnose) sur internet.

Soirée limitée à 80 places, réservation conseillée.

Entrée 5 euros.

 

Ces rencontres d’un genre particulier sont avant tout centrées sur une mise en pratique vivante de l’hypnose éricksonnienne dirigée vers un travail orienté solution ainsi que par l’approche d’autres techniques de changement lié à celui-ci. Le changement sera au centre de ces soirées, aussi bien dans ses aspects thérapeutique que dans une approche de développement personnel, le tout autour d’une présentation improvisée, appuyée sur des démonstrations en direct des aspects développés, sur les personnes du public qui désireront expérimenter.

 

Interview de Kévin FINEL, par Ayla MAYVIAL

AM : Pourquoi avoir créé ce « cabinet public »

K.F : Avant tout, le but est de créer une pédagogie du changement. Peu de personnes savent à quel point elles peuvent se servir de leurs propres facultés. Et il n’y a rien d’extraordinaire à cela, ça ne fait par contre pas encore partie des programmes de l’éducation nationale…

AM : Je crois que depuis Erickson personne n’a produit de rencontres ouvertes de ce type hors spectacle, orientée vers la thérapie, qu’est-ce qui vous en a donné l’idée ?

KF : J’ai envie de m’amuser ! Dans les conférences et autres colloques, les personnes attendent quelqu’un qui va faire un exposé sérieux… là tout sera libre, et moi-même je n’ai aucune idée de ce qui peut s’y produire. Nous allons parler, créer un échange avec le public et nous intéresser à ce que l’on peut faire avec l’hypnose. La méthode d'Erickson est une approche vivante et dynamique, l’approche publique est une des meilleures façon de la faire partager.

AM : Le thème principal sera-t-il la thérapie ?

KF : Non, ça sera le changement, et sous toutes ses formes. La thérapie en est un débouché mais ca serait limitant d’en rester là !

AM : Est-ce que vous allez mélanger pour l’occasion l’hypnose Ericksonienne à l’hypnose de spectacle ?

KF : L’hypnose de spectacle m’intéresse assez peu, elle est utile, mais pas dans ce cadre là. Par contre d’autres choses peuvent s’ajouter à l’hypnose éricksonienne, notamment des pratiques traditionnelles. Ceux par exemple qui connaissent Carlos Castaneda savent à quel point on y trouve des liens avec l’hypnose. Je me permettrai donc de les associer à de l'hypnose. Ces formes de pratique sont à mon sens bien plus « magiques » que le spectacle, elles touchent à quelque chose de plus profond, de plus subtil.

AM : Ne croyez-vous pas que l’aspect public peut être perturbant ?

KF : Bien au contraire, si l’on respecte une certaine pudeur " essentielle ", le regard de l’autre devient une force, tout comme au théâtre. Alors, même si une démonstration s’adresse souvent à un ou deux individus seulement, chaque personne présente pourra être touchée par ce qu’il se passe. L’implication sera forte.

AM : J’imagine qu’agir de cette façon ne peut être anodin, vous allez prendre un certain nombre de risques ?

KF : Oui et non. C’est un défi : j’aime beaucoup, ça me motive. En cabinet il n’y a qu’une personne, c’est un face à face : on a le temps, on peut parler... Là, je n’imagine pas que les personnes vont me raconter leur vie : même si je veux garder une ambiance « intime » il y aura beaucoup de monde, et surtout tout devra aller bien plus rapidement que dans une séance ordinaire.
Maintenant, il se peut très bien que de temps en temps une démonstration ne fonctionne pas, surtout que je compte bien me permettre de tester des choses assez inédites ! Je préfère être dans une démarche simple et honnête avec le public. Erickson savait rester très humble, et parfois il disait « vous voyez, il arrive même que ça ne fonctionne pas », c’est aussi ça qui crée une relation de confiance.

AM : Quel type de public attendez-vous ?

KF : J’espère que ça sera varié ! Je veux juste éviter ceux qui déclarent « je ne crois pas en l’hypnose, hypnotisez-moi je parie que vous n’en êtes pas capable ! ». Non seulement je n’ai plus rien à prouver, mais surtout les personnes qui ont cette attitude sont rarement intéressantes. Le but n’est pas de mettre l’hypnose en évidence, d’autres l’ont déjà fait bien avant moi. Un public ouvert et curieux, qui a envie de passer un bon moment tout en apprenant à mieux se connaître, voilà qui sera parfait !